Problème de l’accès aux moyens de contraception
Briser les stéréotypes chez les 20-35 ans
L’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (INPES) et le ministère de la Santé lancent une campagne « Contraception » pour interpeller les femmes de 25-35 ans qui prennent la pilule et rappeler qu’en cas d’oublis fréquents, d’autres modes de contraception peuvent être envisagés.
On ne peut réduire le problème de la contraception au seul problème de l’accès aux moyens de contraception. Ce, d’autant que l’amélioration du recours à la contraception, depuis 30 ans, n’empêche pas que le taux de grossesses non désirées reste élevé (21 %), notamment chez des femmes sous pilule. Dans 42,3 % des cas, la prise d’une contraception d’urgence est liée chez les 20-24 ans à un oubli de pilule.
La problématique n’est pas tant celle de la disponibilité de méthodes efficaces que celle des difficultés que rencontrent les femmes dans la gestion quotidienne de la contraception orale. Il faut amener les plus jeuines à réfléchir à l’adéquation de leur contraception par rapport à leur situation personnelle. Le constat est celui d’un parcours contraceptif « trop stéréotypé » : en Belgique, les femmes les plus jeunes (15-19 ans) entrent dans la sexualité avec le préservatif, qu’elles abandonnent ensuite progressivement au profit de la pilule, le contraceptif le plus utilisé par les moins de 35 ans (70,8 % des femmes de cette tranche d’âge). Le recours à la pilule diminue ensuite au bénéfice du dispositif intra-utérin (DIU ou stérilet), méthode de contraception plébiscitée à partir de 45 ans.
Ce parcours contraceptif stéréotypé est parfois inadapté à la vie affective et sexuelle des femmes.
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- Publié le:
- 19 décembre 2011
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