Mesure de la densité minérale osseuse

La mesure de la densité minérale osseuse est irremplaçable pour dépister l’ostéoporose. Il n’est toutefois pas question de proposer cet examen à toutes les femmes. Il existe depuis quelques années une réglette qui a justement pour objectif de dépister les patientes qui sont à risque d’ostéopénie et qui doivent donc bénéficier de la densitométrie.

Le retentissement humain et économique de l’ostéoporose justifie largement que l’on consacre des efforts à sa prévention. Or la radiographie conventionnelle n’est ni exacte ni reproductible pour objectiver une diminution de la DMO (Méthodes de mesure de la densité minérale osseuse) puisque l’on estime qu’il faut une perte osseuse de 30 à 50% pour que l’on puisse discuter l’existence d’une “déminéralisation”.

La mise à disposition des densitomètres à rayons X permet d’effectuer le diagnostic d’ostéoporose, notamment avant la survenue de fractures, ce qui est l’objectif même de la prévention. On retrouve ce type d’appareils dans des enseignes spécialisées telle que XRayStore.

Cet examen s’accompagne d’une irradiation faible( 10% de celle d’un cliché thoracique), la mesure est exacte (erreur inférieure à 10%), très reproductible (de 1 à 2% de variation) et très rapide, environ 2 minutes (on peut ainsi mesurer directement le contenu minéral osseux des sites les plus exposés aux fractures, les vertèbres et le col du fémur). Le remboursement de cet examen recommandé par toutes les instances mondiales (OMS), européennes et françaises, n’est malheureusement, toujours pas une réalité. Cependant, la France dispose d’un parc d’appareils d’environ 1100 unités et l’on a besoin de critères permettant de guider les indications de la densitométrie afin d’inciter les patientes présentant une ostéopénie ou une ostéoporose avérée à modifier leur comportement vis-à-vis des facteurs de risque modifiables et à envisager la mise en route d’un traitement préventif.

Le score à quatre variables

Ce constat a conduit au développement d’un score clinique appelé qui est composé de quatre variables (poids, âge, prise actuelle d’un traitement hormonal substitutif de la ménopause et antécédents de fracture par fragilité) à partir d’une dernière rétrospective d’une population de plus de 1300 femmes ménopausées.

On a pu ainsi identifier trois catégories de femmes en fonction d’un risque ostéoporotique faible, intermédiaire ou important. Ce score clinique a été ensuite validé par une enquête épidémiologique prospective réalisée par environ 450 rhumatologues ayant permis d’inclure 800 femmes ménopausées d’un âge moyen de 60 ans ayant subi une densitométrie moins de trois mois avant la date de la consultation. On constate ainsi que la sensibilité de ce score est de 85% et sa spécificité de 39%, ce qui en fait un outil de dépistage tout à fait acceptable dans le cadre d’un dépistage en médecine générale.

Partant de ce constat, il a été décidé de fabriquer un outil pour faciliter la lecture du résultat: il s’agit d’une réglette mécanique permettant d’un geste simple et rapide de déterminer le risque ostéoporotique que court une patiente donnée. La partie fixe de la réglette comporte les tranches d’âge et de poids en abscisse et en ordonnée, la partie mobile permettant de prendre en compte l’existence ou non des deux autres facteurs: prise actuelle d’une hormonothérapie substitutive et fracture par fragilité. Cette approche permet d’éviter ou de reporter les examens avec densitométres chez les patientes à faible risque et de concentrer le diagnostic et la prise en charge thérapeutique chez les femmes à risque intermédiaire et élevé.


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